La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont amorcé, ce 25 avril à Washington, une avancée historique vers la paix. Un projet d'accord est attendu d'ici au 2 mai, avec un engagement fort de cesser tout soutien militaire aux groupes armés dans l'est de la RDC. Ce processus vise aussi à stimuler les investissements américains dans les ressources naturelles telles que le cuivre, le cobalt et le lithium.
À l’issue d’intenses négociations à Washington, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda se sont engagés à finaliser un accord de paix d'ici au 2 mai prochain. Cette initiative, saluée par la communauté internationale, survient dans un contexte de tensions exacerbées par l’offensive récente du groupe rebelle M23, soupçonné d’être soutenu par Kigali.
La ministre congolaise des Affaires étrangères a insisté sur la portée historique de cet engagement, affirmant que « vous avez toutes les raisons d'attendre plus que des promesses ». Ce projet d’accord marque une volonté commune de tourner la page d’un long cycle de conflits meurtriers dans l'est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.
Parmi les mesures phares discutées figurent la fin du soutien militaire aux groupes armés et la mise en place d’un mécanisme de sécurité conjoint. Ce dispositif pourrait s'avérer crucial pour démanteler les réseaux armés locaux et transfrontaliers qui déstabilisent depuis des décennies la région des Grands Lacs africains.
Au-delà des questions sécuritaires, cet accord ouvre également la voie à un nouvel élan économique. Les États-Unis, très impliqués dans le processus, espèrent que cette stabilité nouvelle encouragera des investissements américains massifs, en particulier dans l’exploitation stratégique du cuivre, du cobalt et du lithium, des ressources essentielles à la transition énergétique mondiale.
Pour Washington, la pacification durable de la région est vue comme une opportunité de promouvoir la prospérité économique et de contrer l'influence d'autres acteurs globaux en Afrique. L'accord pourrait ainsi symboliser une double victoire : d'une part, pour la sécurité régionale, et d'autre part, pour l'intégration de l'Afrique dans les nouvelles chaînes d'approvisionnement mondiales en matières premières stratégiques.
Alors que les regards sont tournés vers les prochains jours, la communauté internationale reste vigilante : la réussite de cet accord dépendra de sa mise en œuvre effective sur le terrain, condition sine qua non pour une paix véritable entre la RDC et le Rwanda.








































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