Le Congrès américain a rendu publiques plus de 33 000 pages de documents liés à l’enquête sur Jeffrey Epstein. Présentée comme un exercice de transparence, cette publication soulève toutefois des interrogations : peu de nouveautés, des données éparpillées et des critiques croissantes contre l’administration Trump.
L’affaire Jeffrey Epstein, déjà au cœur d’un des plus grands scandales politico-financiers des États-Unis, connaît un nouveau rebondissement. Le Congrès américain a mis en ligne plus de 33 000 pages de documents relatifs à l’enquête visant le financier accusé d’exploitation sexuelle de mineures et mort en prison en 2019.
Cette publication massive, attendue depuis plusieurs mois, devait apporter des réponses concrètes aux familles des victimes et aux citoyens. Mais le résultat déçoit : selon plusieurs observateurs, les fichiers mis à disposition contiennent peu d’éléments nouveaux, sont diffusés dans un format jugé désorganisé et n’offrent pas de vision claire sur les responsabilités et les réseaux d’influence liés à Epstein.
L’administration Trump, qui avait promis une transparence totale, est désormais accusée par l’opposition et certains médias de pratiquer la dissimulation sélective. Si des noms de personnalités proches d’Epstein apparaissent, les passages les plus sensibles semblent avoir été expurgés ou rendus volontairement confus.
L’affaire Epstein continue ainsi de hanter la vie politique américaine, mêlant justice, pouvoir et soupçons d’ingérence dans l’appareil institutionnel. À quelques mois d’échéances électorales cruciales, la pression monte sur la Maison Blanche et le Congrès pour que de véritables enquêtes indépendantes soient menées et que toutes les zones d’ombre soient levées.








































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