Carlo Ancelotti va quitter le Real Madrid pour la deuxième fois, laissant derrière lui un héritage gravé dans le marbre de la Ligue des champions. L'entraîneur italien le plus titré de l'histoire s’apprête à embrasser un nouveau défi monumental : redonner de la magie à la Seleção brésilienne.
Le Real Madrid s’apprête à tourner une nouvelle page dorée de son histoire. Après une période incroyablement fructueuse sur le banc madrilène, Carlo Ancelotti quitte la Maison Blanche en tant qu’entraîneur le plus décoré de l’histoire de la Ligue des champions, prêt à mettre sa science du jeu au service de l’équipe nationale du Brésil, une Seleção en quête d’identité.
À 65 ans, le technicien italien boucle son deuxième mandat au Real Madrid avec panache. Revenu discrètement en 2021, comme une valeur sûre après le départ de Zinedine Zidane, Ancelotti a non seulement égalé mais surpassé toutes les attentes, guidant à nouveau les Merengues vers les sommets du football européen. Il soulève la Ligue des champions en 2022 et 2024, portant son total à cinq sacres en tant qu’entraîneur – un record absolu – et laissant derrière lui une trace indélébile dans l’histoire du football moderne.
La Ligue n’a pas non plus échappé à son génie : il remporte la Liga en 2022, finalisant son tour de force avec des titres dans les cinq grands championnats européens – un exploit rarissime. En un clin d'œil, l’homme que beaucoup voyaient en fin de cycle à Everton s’est réinventé, réaffirmant son autorité et son talent sur le plus grand théâtre du monde : le Santiago Bernabéu.
Le parcours n’a pas été sans écueils : une saison 2023-2024 en demi-teinte marquée par une défaite cuisante contre Arsenal en Ligue des champions, un Clasico perdu en finale de Copa del Rey, et un championnat dominé par le rival barcelonais. Pourtant, Ancelotti a maintenu le Real Madrid comme une référence incontestée en Europe, notamment grâce à l’éclosion de talents comme Jude Bellingham, recruté dans un élan visionnaire.
C’est dans ce contexte riche en émotions que l’officialisation de son départ secoue le monde du sport. Mais déjà, un autre géant du football mondial frappe à la porte : le Brésil.
La Confédération Brésilienne de Football (CBF) a confirmé ce lundi que Carlo Ancelotti deviendra le premier entraîneur étranger de l’histoire de la Seleção. Un pari audacieux mais chargé de promesses, alors que les quintuples champions du monde peinent en qualifications pour la Coupe du monde 2026, avec seulement cinq victoires en quatorze matchs sous Dorival Junior, fraîchement remercié.
Ce transfert d’envergure entre club mythique et nation légendaire est une révolution footballistique, et le timing est parfait. Le Brésil, en quête de leadership, de structure tactique et d’inspiration, a trouvé en Ancelotti le parfait chef d’orchestre. Son calme olympien, sa science de la gestion des ego, son intelligence de jeu et son palmarès parlent pour lui.
Carlo Ancelotti au Real Madrid, c’était la rigueur italienne au service du spectacle espagnol. Carlo Ancelotti avec le Brésil, ce sera peut-être la samba tactique qu’il manquait aux Auriverde pour renouer avec la gloire mondiale.








































Laisser un commentaire