« Je ne veux pas mourir riche » : fidèle à sa promesse, Bill Gates annonce un don colossal de 200 milliards de dollars au continent africain d’ici 2045. Une initiative inédite orientée vers la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté, qui redessine les contours de la philanthropie mondiale.
Le milliardaire américain Bill Gates, cofondateur de Microsoft et figure emblématique de la philanthropie mondiale, vient de faire une annonce à couper le souffle. Dans une déclaration relayée par plusieurs agences internationales, il a réaffirmé son engagement à léguer 99 % de sa fortune à des causes humanitaires, précisant que la quasi-totalité de ce don — soit près de 200 milliards de dollars — sera destinée à l’Afrique d’ici 2045.
Ce geste colossal, sans précédent dans l’histoire moderne, vise à impulser une transformation radicale des systèmes de santé, d’éducation et de protection sociale à travers le continent. Selon la Fondation Gates, trois grandes priorités guideront ces investissements : mettre fin aux décès évitables des mères et des nourrissons, grâce à l’amélioration des infrastructures médicales locales ; éradiquer des maladies infectieuses majeures comme le paludisme, la tuberculose et le VIH ; créer des passerelles durables vers la prospérité par l’éducation numérique, l’accès aux soins et le développement de l’entrepreneuriat local.
Bill Gates a également souligné le rôle stratégique de l’intelligence artificielle dans la modernisation des systèmes de santé africains. « L’IA peut permettre à un médecin d’avoir l’intelligence collective de milliers de collègues. Elle peut sauver des vies dans des régions isolées, où les ressources humaines et matérielles sont limitées », a-t-il déclaré lors d’un forum mondial sur la santé digitale.
Un contraste saisissant avec les orientations politiques actuelles des États-Unis, où l’ancien président Donald Trump a récemment acté une réduction drastique de l’aide américaine à l’Afrique, notamment sur les programmes de lutte contre le SIDA. Gates n’a pas hésité à critiquer cette approche, tout comme il a vivement reproché à Elon Musk ses appels à des coupes budgétaires dans les secteurs humanitaires.
Malgré cet engagement philanthropique titanesque, Bill Gates resterait milliardaire, selon l’indice Bloomberg Billionaires, qui estime qu’il conservera un patrimoine net supérieur à 1,2 milliard de dollars.
Ce don massif pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de la philanthropie, à la croisée de la technologie, de la finance et du développement. Il pose aussi une question stratégique : assisterons-nous à l’avènement d’une “diplomatie philanthropique” pilotée par les géants de la tech ?
Qu’il s’agisse d’un acte altruiste ultime ou d’une forme d’influence géopolitique douce, l’empreinte que Bill Gates veut laisser sur l’Afrique promet de redéfinir les rapports Nord-Sud à l’ère post-industrielle.








































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