En ordonnant des frappes aériennes contre les installations nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan, Donald Trump a propulsé les États-Unis au cœur du conflit entre Israël et l’Iran. Ce tournant marque la première offensive américaine directe sur le sol iranien depuis la révolution islamique de 1979.



WASHINGTON, samedi 21 juin 2025 — Le président Donald Trump a annoncé ce soir que les forces armées américaines avaient mené des frappes ciblées contre trois installations nucléaires iraniennes, plaçant officiellement les États-Unis au centre du conflit militaire qui oppose Israël à l’Iran. Les cibles incluent Fordow, Natanz et Ispahan, trois sites sensibles du programme nucléaire iranien.

Dans un message publié sur Truth Social, Trump a déclaré :
« Nous avons complété avec succès notre attaque contre les trois sites nucléaires en Iran… Tous nos avions sont désormais hors de l’espace aérien iranien. » Il a précisé que le site de Fordow avait reçu « une charge complète de bombes », avant de conclure par un appel à la paix :
« Aucune armée au monde n’aurait pu réaliser cette opération. MAINTENANT, C’EST LE MOMENT DE FAIRE LA PAIX ! »

Le président s’adressera à la nation ce soir à 22h00 (heure de l’Est), après avoir qualifié l’opération de « moment historique pour les États-Unis, Israël et le monde ». Il a insisté sur le fait que « l’Iran doit désormais accepter de mettre fin à cette guerre », dans un message où il a également relayé une publication affirmant : « Fordow n’existe plus. »

Selon des sources proches du Pentagone, l’opération a mobilisé des bombardiers furtifs B-2, seuls appareils capables de transporter la Massive Ordnance Penetrator, une bombe de 13 tonnes conçue pour percer les bunkers souterrains comme celui de Fordow. Chaque B-2 peut transporter deux de ces munitions, dont la puissance est destinée à neutraliser des installations profondément enfouies sous terre.

Cette attaque constitue la première frappe militaire directe des États-Unis contre des infrastructures stratégiques en Iran depuis plus de quatre décennies. Les présidents précédents, y compris Barack Obama, George W. Bush et Joe Biden, avaient renoncé à frapper Fordow, jugeant les conséquences trop risquées pour la stabilité régionale et la diplomatie nucléaire.

Mais avec cette décision, Trump s’engage dans une voie militaire radicale, rompant avec les approches prudentes adoptées par ses prédécesseurs. L’Iran, qui avait menacé de représailles en cas d’agression américaine, pourrait désormais lancer des attaques contre les bases militaires américaines dans la région, ou même cibler les alliés de Washington, notamment Israël et l’Arabie saoudite.

Ce développement marque un tournant décisif dans la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, où les tensions ne cessent de croître depuis le début des frappes israéliennes contre les infrastructures militaires iraniennes. Alors que l’administration Trump évoquait encore récemment la possibilité d’un accord, cette offensive aérienne laisse présager une intensification rapide du conflit régional.