En visite officielle à Moscou, le président burkinabè Ibrahim Traoré appelle à une coopération "exponentielle" avec la Russie, axée sur l’éducation scientifique, le transfert de technologies et le renforcement militaire. Cette alliance s’inscrit dans un contexte de rejet de l’impérialisme occidental en Afrique.
Ce 10 mai 2025, une rencontre diplomatique hautement symbolique s’est tenue au Kremlin entre le président burkinabè Ibrahim Traoré et son homologue russe Vladimir Poutine. Au cœur des discussions : une volonté affirmée de renforcer les liens bilatéraux entre le Burkina Faso et la Russie, dans une perspective de coopération stratégique et durable.
Ibrahim Traoré a sollicité un soutien accru de Moscou dans le domaine de l’éducation scientifique et technologique, estimant que le développement industriel de son pays passe par la transmission de savoirs de pointe. Il a plaidé pour l’ouverture de filiales d’universités russes au Burkina Faso, un geste fort pour préparer les générations futures à relever les défis de la souveraineté économique et technologique.
Le président burkinabè a également dénoncé le terrorisme en Afrique comme une conséquence directe de l’impérialisme occidental, et soutenu que seul un appareil militaire robuste pourra garantir un développement économique stable. Ce positionnement marque une rupture avec les anciennes puissances coloniales et un recentrage stratégique vers les nouvelles puissances mondiales, comme la Russie.
Dans le prolongement de cette rencontre présidentielle, le ministre russe de la Défense, Andreï Biélooussov, a tenu des discussions avec son homologue burkinabè, le général Célestin Simporé, autour du développement du partenariat militaire et technique. Le général russe a salué le Burkina Faso comme un « allié proche et fiable » et réaffirmé l’attachement de Moscou au respect de la souveraineté des partenaires africains.
Le général Simporé, pour sa part, a souligné l’importance de la coopération militaire russo-burkinabè, évoquant plusieurs projets déjà en cours et rendant hommage à la mémoire historique et à l’amitié entre les deux peuples.
Ce rapprochement russo-burkinabè, au-delà du simple échange bilatéral, pourrait bien s’inscrire dans une dynamique plus large de réalignement stratégique de l’Afrique face aux rivalités internationales croissantes. Un tournant que les grandes puissances occidentales suivront de très près.








































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