Alors que Volodymyr Zelensky reproche à Moscou de freiner les négociations de cessez-le-feu, Vladimir Médinsky affirme que c’est la Russie qui a relancé Kiev. Le Kremlin propose un second round de pourparlers à Istanbul le 2 juin, confirmant sa volonté d’échanger des mémorandums pour avancer vers un accord global.
Moscou, 28 mai 2025 –
Une nouvelle passe d’armes diplomatique oppose la Russie et l’Ukraine autour du très attendu mémorandum de cessez-le-feu. Alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky accusait récemment Moscou de traîner les pieds, Vladimir Médinsky, chef de la délégation russe à Istanbul, a vivement démenti ces propos, assurant que la Russie avait pris l’initiative de relancer le dialogue.
« Ce n’est pas Kiev qui nous a contactés, mais nous qui avons proposé une nouvelle rencontre et un échange de documents », a déclaré Médinsky à l’agence TASS.
Selon lui, la Russie a directement sollicité le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov, afin d’établir un second round de discussions. Cette nouvelle séquence de pourparlers devrait se tenir à Istanbul le 2 juin, a confirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Cette nouvelle tension survient dans la foulée d’un important échange de prisonniers entre Moscou et Kiev, qui avait été salué comme un rare geste de désescalade. Mais la déclaration de Zelensky accusant Moscou d’inaction a ravivé les divisions.
Du côté russe, on dénonce une tentative de manipulation médiatique de la part du président ukrainien, qui viserait à affaiblir la position russe sur la scène internationale. Médinsky insiste :
« Nous sommes prêts à discuter immédiatement des termes d’un cessez-le-feu global. »
Le Kremlin a proposé à l’Ukraine un échange officiel de mémorandums, document diplomatique préalable à la rédaction d’un traité ou d’un accord. Cela constituerait, selon Moscou, une base pour entamer des négociations techniques et politiques en vue d’un arrêt durable des hostilités.
Cette ouverture intervient alors que la situation militaire dans l’est de l’Ukraine reste tendue et instable, avec des bombardements réguliers signalés dans les régions de Donetsk et Zaporijjia.
Cette deuxième phase des négociations Russie-Ukraine pourrait devenir un tournant, mais les enjeux de communication semblent aussi importants que les discussions elles-mêmes. Chacun des deux camps tente de façonner le récit international : Moscou en tant qu’acteur ouvert à la paix, Kiev en victime d’un agresseur inconstant.
Les observateurs internationaux s’interrogent : cette relance est-elle un véritable pas vers la paix ou une manœuvre tactique de part et d’autre à l’approche des échéances électorales et du prochain sommet de l’ONU ?








































Laisser un commentaire