Le nouveau gouvernement chilien dirigé par le président d’extrême droite José Antonio Kast annonce la suspension du décret de régularisation de près de 180 000 migrants étrangers, une décision majeure qui marque un tournant radical dans la politique migratoire du pays, avec la promesse de criminaliser davantage l’immigration irrégulière et de renforcer les sanctions contre les réseaux de passage clandestin.



Trois semaines seulement après son entrée en fonction, le nouvel exécutif chilien remet profondément en question l’une des mesures phares de l’administration précédente de Gabriel Boric. Le décret visant à régulariser environ 180 000 migrants en situation irrégulière ne sera pas appliqué, selon les premières déclarations officielles du gouvernement. Cette décision s’inscrit dans une stratégie politique axée sur le contrôle strict des frontières et la réduction de l’immigration non documentée.

Le président José Antonio Kast, figure de l’extrême droite chilienne, affirme vouloir transformer la gestion migratoire en priorité sécuritaire. Dans cette nouvelle orientation, l’immigration irrégulière est désormais présentée non seulement comme un enjeu administratif, mais comme une problématique de sécurité publique et d’ordre national. Le gouvernement entend renforcer les dispositifs de contrôle aux frontières, intensifier les expulsions et cibler les réseaux de trafic de migrants, avec une approche plus répressive que les politiques antérieures.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux, dont RFI, l’exécutif chilien envisage également de faire évoluer le cadre légal afin de qualifier l’immigration irrégulière de délit pénal. Une telle réforme, si elle venait à être adoptée, constituerait un changement structurel majeur dans le droit migratoire chilien, avec des conséquences directes sur les populations migrantes déjà présentes sur le territoire.

Cette annonce suscite déjà des réactions contrastées dans le pays et à l’international. Les défenseurs des droits humains alertent sur les risques d’une criminalisation accrue des migrants, notamment en ce qui concerne les populations vulnérables arrivées ces dernières années en provenance de pays voisins. À l’inverse, les partisans du nouveau gouvernement estiment que ces mesures sont nécessaires pour rétablir l’ordre et répondre à une pression migratoire croissante.

Le débat sur l’immigration au Chili s’inscrit ainsi dans une dynamique régionale plus large, où plusieurs pays d’Amérique latine révisent leurs politiques migratoires face à l’augmentation des flux de population, aux enjeux économiques et aux tensions sociales associées. La décision du gouvernement Kast pourrait avoir des répercussions sur les relations diplomatiques régionales, ainsi que sur la perception internationale du Chili en matière de droits humains et de gestion migratoire.

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