La secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a lancé une alerte qui résonne comme un compte à rebours : les États-Unis pourraient atteindre leur limite de dette dès le 14 janvier 2025. Alors que le plafond de la dette est suspendu jusqu’au début de l’année prochaine, une crise économique majeure menace si le Congrès n’agit pas rapidement.
Le spectre d’une crise de la dette plane à nouveau sur les États-Unis, avec une échéance critique fixée par Janet Yellen. Selon la secrétaire au Trésor, le gouvernement pourrait frapper la limite de son endettement entre le 14 et le 23 janvier 2025. Cette situation forcerait le Trésor à recourir à des "mesures extraordinaires", telles que la suspension des investissements dans certains fonds fédéraux, pour éviter un défaut de paiement.
La dette publique américaine atteint des sommets vertigineux : 98 % du PIB en octobre 2024, un bond spectaculaire comparé aux 32 % observés en 2001. Ces chiffres reflètent une tendance inquiétante d’accumulation des déficits, alimentée par des dépenses accrues et des recettes fiscales insuffisantes. À partir du 2 janvier, le Trésor devra gérer une dette décroissante d’environ 54 milliards de dollars, liée notamment à des remboursements associés à Medicare.
Malgré un accord budgétaire temporaire suspendant le plafond de la dette jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2025, le Congrès se retrouve face à une impasse politique. L’inaction pourrait avoir des conséquences désastreuses, empêchant le gouvernement de payer ses obligations et minant la crédibilité des États-Unis sur la scène financière mondiale. Un défaut de paiement, même temporaire, risquerait de provoquer un effondrement des marchés et une perte de confiance durable dans l’économie américaine.
Le plafond de la dette, institué en 1939 avec une limite initiale de 45 milliards de dollars, a été relevé à 103 reprises depuis, symbolisant un écart chronique entre dépenses et recettes fiscales. Si cette règle budgétaire visait à imposer une discipline fiscale, elle s’est transformée en un levier politique source de blocages fréquents. À chaque crise, le débat sur la pertinence de ce mécanisme refait surface.
Faut-il réformer, voire abolir, ce système qui semble plus nuisible qu’utile ? De nombreux économistes plaident pour une alternative qui préserverait la solvabilité américaine sans exposer régulièrement le pays à des crises artificielles. Alors que janvier approche à grands pas, la capacité du Congrès à trouver un consensus déterminera non seulement l’avenir budgétaire des États-Unis, mais aussi la stabilité financière mondiale.








































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