En pleine journée de sensibilisation contre l’homophobie, deux joueurs de Ligue 1, Nemanja Matić (Serbie) et Ahmed Hassan (Égypte), se sont retrouvés au cœur d’une vive polémique. Leur refus d’arborer les symboles LGBT a conduit à une suspension de deux matchs, déclenchant un débat brûlant sur la liberté d’expression et l’engagement des sportifs.



La France, pays hôte d’un championnat de plus en plus engagé contre toutes les formes de discrimination, a récemment franchi un cap. Lors d’une journée de lutte contre l’homophobie dans le football professionnel, tous les clubs de Ligue 1 étaient appelés à afficher leur solidarité en arborant des maillots ou brassards aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Nemanja Matić, milieu serbe expérimenté, et Ahmed Hassan, jeune espoir égyptien, ont choisi de ne pas suivre cette directive, dissimulant volontairement les symboles de la campagne sur leur tenue. Une décision qui leur a valu une suspension ferme de deux matchs, selon les informations de Voetbal International.

Leur geste a rapidement enflammé les réseaux sociaux et les plateaux de débat sportif. Pour certains, ce refus est interprété comme une atteinte aux valeurs d’inclusion et de respect prônées par le sport moderne. Pour d’autres, ces sanctions posent la question sensible de la liberté de conscience et de croyance individuelle dans un contexte professionnel.

Cette affaire relance la discussion sur les responsabilités sociales des sportifs de haut niveau. Alors que la Ligue de Football Professionnel (LFP) continue de promouvoir activement des campagnes contre le racisme, l’homophobie et d’autres discriminations, l’adhésion des joueurs – souvent issus de cultures diverses – se heurte parfois à des convictions personnelles profondes.

En sanctionnant Matić et Hassan, les instances sportives françaises envoient un message fort : l’inclusivité ne peut être optionnelle. Reste à savoir si ces mesures ouvriront la voie à un dialogue plus large sur la place des valeurs sociales dans le sport de haut niveau.