Après des menaces de surtaxes douanières sur les importations européennes, Donald Trump et Ursula von der Leyen amorcent un retour à la diplomatie. Le risque d’une nouvelle guerre commerciale transatlantique plane toujours, mais un "bon appel" pourrait tout changer.
La tension commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne connaît un nouveau tournant. Deux jours après avoir menacé d’imposer 50 % de droits de douane sur les produits européens, notamment l’acier, l’aluminium et les voitures, le président américain Donald Trump semble ouvrir la porte au dialogue. Un appel téléphonique qualifié de « bon » par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pourrait annoncer une désescalade tant attendue.
Sur le réseau X (anciennement Twitter), la dirigeante européenne a affirmé : « L’Europe est prête à faire avancer les négociations rapidement et de manière décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet. » Ce signal diplomatique arrive à point nommé, alors que la suspension des surtaxes douanières expirera le 1er juin. Passé cette date, l’été pourrait marquer le début d’un conflit économique majeur entre les deux blocs.
Les enjeux sont colossaux. D’un côté, Trump maintient une ligne dure, fidèle à son discours protectionniste : taxes punitives sur les véhicules européens, pression sur les industries lourdes, et volonté de réduire le déficit commercial américain. De l’autre, Bruxelles prépare une riposte musclée : plus de 95 milliards d’euros de produits américains pourraient être ciblés par des contre-mesures tarifaires si Washington va au bout de ses menaces.
Cette situation tendue ravive le spectre d’une nouvelle guerre commerciale transatlantique, semblable à celle qui avait fragilisé les relations sous le premier mandat Trump. L’Union européenne rappelle qu’elle reste ouverte à un accord fondé sur le respect mutuel, la coopération équitable et la stabilité réglementaire. Mais elle ne reculera pas sous la menace.
Ce « bon appel » entre les deux dirigeants constitue néanmoins un signal positif : la diplomatie commerciale n’a pas dit son dernier mot. Dans un contexte mondial marqué par la guerre en Ukraine, les tensions sino-américaines, et la fragilité des chaînes d’approvisionnement, un bras de fer entre deux des plus grandes puissances économiques du monde serait un scénario à haut risque.
L’OMC (Organisation mondiale du commerce) suit de près ces négociations. La possibilité d’un accord d’ici juillet semble encore possible, mais elle nécessitera des concessions de part et d’autre, loin des postures électoralistes ou protectionnistes.
En définitive, accord ou rupture, l’été 2025 s’annonce crucial pour l’équilibre économique mondial. Le moindre tweet de Trump ou communiqué de Bruxelles pourrait désormais faire tanguer les marchés.








































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