Les frappes menées par les États-Unis contre les sites nucléaires iraniens à Fordow, Natanz et Ispahan ont déclenché une série de réactions internationales. Tandis que l’AIEA rassure sur l’absence de fuite radioactive, plusieurs pays et institutions dénoncent une escalade dangereuse, mettant en garde contre une détérioration de la paix mondiale.
Le raid aérien ordonné par le président américain Donald Trump, visant trois sites stratégiques du programme nucléaire iranien, continue de susciter des remous sur la scène internationale. Tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé ce dimanche qu’aucune fuite radioactive n’avait été détectée en dehors des installations ciblées, les condamnations diplomatiques se multiplient.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit profondément préoccupé, qualifiant cette opération de « dangereuse escalade » et de menace directe contre la paix et la sécurité internationales. Il a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue et à reprendre les voies du dialogue.
Le gouvernement irakien a également réagi avec fermeté, condamnant les frappes et appelant à un strict respect de la souveraineté des États. Bagdad, qui entretient des liens complexes à la fois avec Washington et Téhéran, redoute une déstabilisation accrue de la région, déjà marquée par une instabilité chronique.
Dans une déclaration menaçante, l’armée du Yémen, soutenue par les Houthis, a annoncé son entrée officielle en guerre, appelant les navires étrangers à éviter ses eaux territoriales. Une posture qui risque d’affecter lourdement la navigation dans la mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique pour le commerce maritime mondial.
Du côté de La Havane, le président cubain a dénoncé une nouvelle escalade inquiétante de la part de Washington. Fidèle à sa position historique d’opposition à l’interventionnisme américain, le régime cubain a fustigé ce qu’il considère comme une violation flagrante du droit international.
Face à cette série de condamnations et aux risques d’embrasement régional, plusieurs observateurs s’interrogent : jusqu’où l’administration Trump est-elle prête à aller ? Et surtout, quelles seront les réponses de l’Iran et de ses alliés ?
L’heure est à l’extrême prudence. Car au-delà des frappes aériennes, c’est l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et la stabilité mondiale qui sont désormais en jeu.








































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