Alors que Gary Gensler se prépare à quitter la présidence de la SEC en janvier 2025, ses dernières déclarations sur les cryptomonnaies dressent un tableau sombre de l’industrie, tout en laissant présager un tournant avec l’arrivée de son successeur Paul Atkins.
À quelques semaines de son départ de la Securities and Exchange Commission (SEC), Gary Gensler, l'actuel président, n'a pas hésité à durcir le ton vis-à-vis du secteur des cryptomonnaies. Son bilan est marqué par des critiques acerbes, allant jusqu'à qualifier l'écosystème crypto de « secteur infesté de mauvais acteurs ». Selon lui, cette industrie reste dominée par la spéculation et le sentiment de marché plutôt que par des fondamentaux solides.
Sous son mandat, Gensler a choisi de diviser clairement le marché crypto en deux catégories : Bitcoin et ses dérivés d'un côté, considérés comme relativement plus légitimes et établis, et « tout le reste » de l'autre, souvent perçu comme une jungle d'investissements à haut risque. Un positionnement qui a alimenté les débats dans le monde des cryptomonnaies, où les investisseurs et les entreprises s’interrogent sur la manière de se conformer aux régulations tout en préservant l’innovation.
Au total, plus de 100 actions répressives ont été engagées contre des entreprises de cryptomonnaies sous sa présidence, un nombre record qui témoigne de la fermeté de la SEC dans son approche. Ce durcissement a conduit à des tensions croissantes entre les régulateurs et les acteurs du secteur, certains y voyant une entrave à l'innovation et à la croissance de ce marché émergent.
L’un des principaux reproches de Gensler à l'industrie reste son manque de réglementation claire et sa propension à attirer des acteurs peu scrupuleux. Il a, à plusieurs reprises, souligné que l’absence de contrôle strict exposait les investisseurs à des risques excessifs, voire à des fraudes. Son approche a mis en lumière les fractures dans l’alignement entre régulateurs et entrepreneurs, avec des appels à une régulation plus précise et cohérente, mais aussi des critiques sur le manque de souplesse de la SEC.
Mais alors que Gensler s’apprête à passer le flambeau à Paul Atkins, le secteur des cryptomonnaies pourrait se voir offrir une nouvelle chance de croissance et d’acceptation aux États-Unis. Atkins, reconnu pour son ouverture plus grande envers les crypto-actifs et son approche plus flexible, pourrait changer le climat réglementaire et ouvrir la voie à une évolution favorable de l’industrie. Son arrivée coïncide avec un moment de transformation potentielle, à l’aube de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, un autre acteur politique souvent vu comme favorable aux innovations technologiques.
La question qui se pose désormais est de savoir si cette transition à la tête de la SEC va relancer véritablement le secteur des cryptomonnaies aux États-Unis. L’arrivée de Paul Atkins pourrait marquer le début d’une nouvelle ère où la régulation pourrait être réajustée pour encourager l’innovation tout en apportant une sécurité accrue pour les investisseurs. Mais jusqu'à quel point cette transition permettra-t-elle aux cryptomonnaies de se sortir de l'ombre des critiques de Gensler ?
Les acteurs de l'industrie crypto scrutent de près cette évolution, espérant qu’un cadre plus clair et plus accueillant verra le jour sous la direction d'Atkins. Cependant, il est encore trop tôt pour dire si cette évolution suffira à restaurer la confiance du public et des investisseurs dans un secteur encore largement perçu comme instable. Une chose est sûre : la SEC, avec son nouveau leadership, pourrait bien changer la trajectoire des cryptomonnaies aux États-Unis, mais ce chemin ne sera probablement pas sans embûches.








































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