Avec un bénéfice trimestriel de 4,11 milliards de dollars, la banque d’investissement Goldman Sachs signe son meilleur résultat depuis 2021, prouvant une fois de plus sa résilience et son leadership sur les marchés mondiaux.
En 2024, Goldman Sachs s'est hissée en tête des performances financières du secteur bancaire, affichant une croissance impressionnante de 105 % de son bénéfice net au dernier trimestre, pour atteindre 4,11 milliards de dollars. Une prouesse qui reflète à la fois une gestion stratégique et une lecture avisée des tendances économiques mondiales.
L'année 2024 a été marquée par un chiffre d’affaires annuel atteignant 53,51 milliards de dollars, en hausse de 16 %. Les investisseurs, galvanisés par ces résultats, ont fait grimper l’action de Goldman Sachs de 3 % en préouverture de marché et de 48,4 % sur l’ensemble de l’année, consolidant la place de la banque comme leader incontesté de Wall Street.
Goldman Sachs a su capitaliser sur plusieurs piliers stratégiques. Le premier, la banque d’investissement, a vu ses revenus bondir de 26 %, portés par une reprise dynamique des introductions en bourse (IPO) et des fusions-acquisitions. Avec des transactions sur actions et dettes affichant respectivement +98 % et +51 %, les honoraires trimestriels se sont élevés à 2,05 milliards de dollars.
La gestion d’actifs et de patrimoine a enregistré une croissance de 8 %, atteignant 4,72 milliards de dollars. Une performance attribuée à la demande croissante pour des solutions de placement sophistiquées, en particulier dans un contexte de taux d'intérêt plus bas.
Enfin, le trading et les marchés mondiaux ont apporté une contribution majeure, avec des revenus en hausse de 33 %, soutenus par des performances solides dans les actions (+32 %) et les FICC (produits à revenu fixe, devises et matières premières, +35 %).
David Solomon, PDG de Goldman Sachs, s'est montré optimiste quant à l’année 2025. Il prévoit une accélération des volumes de transactions, soutenue par un environnement économique favorable et des politiques monétaires propices à la prise de risque.
Cependant, tout n’a pas été rose en 2024. Goldman a continué de réduire ses activités liées à la consommation, un segment qui lui a valu des pertes notables. Cette restructuration a néanmoins ouvert la voie à un repositionnement stratégique : une nouvelle division dédiée aux grandes transactions et au crédit privé, un secteur en plein essor.
Avec une hausse de 48,4 % de son action et une augmentation de son effectif de 3 %, la banque prouve qu’elle est non seulement capable de naviguer dans des eaux tumultueuses, mais aussi de transformer les défis en opportunités. Alors que 2025 s’annonce riche en incertitudes, Goldman Sachs est bien positionnée pour consolider son leadership et continuer de dominer le secteur bancaire mondial.








































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