Malgré un climat d’insécurité persistant, la 12e édition du Salon du Droit s’est tenue avec succès à Port-au-Prince. Sous le thème de la lutte contre les crimes financiers, ce rendez-vous annuel a mobilisé les professionnels du droit autour d’une approche globale et intégrée.



En Haïti, dans un contexte où l’insécurité paralyse de nombreuses initiatives, ce vendredi 9 mai 2025, la 12e édition du Salon du Droit a relevé le défi de la continuité intellectuelle et citoyenne. Organisé au Karibe Convention Center, ce rassemblement incontournable du secteur juridique a rassemblé avocats, étudiants en droit, magistrats, juristes et experts financiers, autour du thème : « De la prévention à la répression du crime financier : une approche globale et intégrée. »

Me Patrick Laurent, directeur du Cabinet Patrick Laurent et Associés, n’a pas caché sa satisfaction : « La qualité des échanges, l’engagement du public et la pertinence des interventions ont surpassé nos attentes. » Ce succès, selon lui, envoie un message fort : la société civile haïtienne veut comprendre, dénoncer et prévenir les crimes économiques qui affaiblissent les institutions et alimentent l’impunité.

La coordination scientifique de l’événement a été assurée par l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), conférant à cette édition un poids stratégique dans la lutte contre la corruption en Haïti. L’UCREF a rappelé que sans une approche intégrée mêlant prévention, éducation juridique et répression, les crimes financiers continueront de freiner le développement du pays.

Plus qu’une conférence, le Salon a été une véritable plateforme d’éducation citoyenne. Des étudiants universitaires aux élèves du Collège Catts Pressoir mobilisés au protocole, tous ont contribué à la réussite de cette édition. Une preuve que la jeunesse haïtienne reste mobilisée pour la justice, l’éthique et la transparence.

Ce rendez-vous annuel initié par le Cabinet Patrick Laurent et Associés s’inscrit dans une logique de formation continue et de sensibilisation, essentielle dans un pays en proie aux dérives financières. En rassemblant les acteurs du droit autour de la lutte contre la criminalité financière, il contribue à la refondation d’un État de droit plus résilient et responsable.