Face à la nouvelle vague de tarifs douaniers annoncée par l’administration Trump, plusieurs géants comme Shein, Temu, Ferrari, Hermès, Nintendo, AutoZone ou encore Best Buy annoncent déjà des hausses de prix. Dès le 25 avril 2025, les consommateurs américains devront payer plus cher.
Source: ABC NEWS
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine entre dans une nouvelle phase. L’administration Trump prévoit de rétablir des tarifs douaniers punitifs sur les importations en provenance de Chine, du Mexique et d’autres partenaires. Une décision qui provoque déjà une onde de choc dans le monde des affaires.
Parmi les premières entreprises à réagir : Shein et Temu, deux plateformes de vente en ligne à bas prix qui dominent le marché de la mode rapide et des gadgets électroniques. Elles ont officiellement annoncé une hausse de leurs prix à partir du 25 avril 2025 pour compenser les nouveaux droits de douane. Cette mesure pourrait bouleverser leur modèle économique basé sur les prix cassés, et impacter des millions de consommateurs américains.
Même le secteur du luxe est touché. Ferrari a confirmé qu’elle envisageait une augmentation de prix pouvant atteindre 10 % sur certains de ses modèles, afin de pallier la hausse des charges fiscales liées aux importations. Hermès, tout comme d’autres maisons de luxe européennes, anticipe également une révision tarifaire.
Côté high-tech, Nintendo risque de devoir ajuster les prix de ses consoles et jeux vidéo, dont la production est largement basée en Asie. Quant à Best Buy et AutoZone, leur dépendance à des chaînes d’approvisionnement globales les pousse à revoir leurs marges ou à transférer les coûts vers les clients finaux.
Les économistes sont clairs : ces hausses de prix pourraient accentuer l’inflation aux États-Unis. Une étude du Peterson Institute for International Economics estime que les familles américaines pourraient voir leur budget annuel augmenter de plus de 1 200 dollars. Les classes moyennes, déjà fragilisées par la hausse du coût de la vie, pourraient être les premières touchées.
Cette nouvelle offensive tarifaire s’inscrit dans une stratégie de "protection économique" prônée par Donald Trump, mais elle soulève des inquiétudes majeures chez les investisseurs et les chefs d’entreprise. Le pari est risqué : protéger l’industrie nationale sans pénaliser les consommateurs ni affaiblir la compétitivité des entreprises implantées aux États-Unis.
Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient et que la mondialisation traverse une phase de reconfiguration, ces décisions pourraient redéfinir l’équilibre du commerce international pour les années à venir.
Les consommateurs, eux, n’ont qu’une certitude : ils paieront plus cher. Et ce n’est que le début.








































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