Dans une décision qui pourrait remodeler les politiques d’immigration mondiales, Hong Kong tolère désormais l’utilisation des cryptomonnaies comme preuve de richesse pour son programme New Capital Investment Entrant Scheme (New CIES).
Loin d’être une reconnaissance officielle, cette évolution marque toutefois une avancée significative dans l’intégration des actifs numériques dans les processus financiers traditionnels. Un expert-comptable de la région administrative spéciale a confirmé que des candidats à l’immigration ont pu faire valoir leurs avoirs en bitcoin et ether pour justifier leur patrimoine.
Jusqu’ici, les cryptomonnaies n’étaient pas considérées comme des actifs d’investissement valides dans le cadre du programme. Pourtant, InvestHK, l’agence en charge des demandes, a précisé qu’aucune restriction spécifique n’existait quant aux types d’actifs pouvant être pris en compte pour démontrer la richesse d’un candidat.
Ce développement s’inscrit dans la stratégie plus large de Hong Kong visant à renforcer sa compétitivité face à des places financières comme Singapour et Dubaï, déjà bien avancées sur la réglementation des actifs numériques. En admettant implicitement les cryptos comme un outil de validation patrimoniale, Hong Kong envoie un signal fort aux investisseurs et entrepreneurs du secteur blockchain.
Cependant, des limites subsistent. Les ressortissants chinois restent exclus du programme, sauf s’ils détiennent une résidence permanente dans un autre pays. Par ailleurs, 80 % des demandes proviennent de Guinée-Bissau et du Vanuatu, ce qui soulève des interrogations sur le contrôle des flux de capitaux et les possibles dérives en matière de blanchiment d’argent.
Si Hong Kong maintient son ouverture progressive aux cryptos, d’autres juridictions pourraient s’inspirer de cette flexibilité pour adapter leurs propres politiques d’immigration. À l’heure où les actifs numériques redéfinissent les standards économiques mondiaux, cette initiative pourrait bien être le premier jalon d’une acceptation plus large de la crypto-économie dans les cadres institutionnels.








































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