Avec une inflation sous-jacente en baisse à 3,2 %, légèrement inférieure aux attentes, les marchés retrouvent un certain optimisme. Cette surprise économique, couplée à la nomination stratégique de Scott Bessent au Trésor, marque un tournant décisif à l’aube de l’ère Trump.
L’économie américaine envoie des signaux encourageants alors que l’inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie, a reculé à 3,2 % le mois dernier, contre 3,3 % anticipés. Cette première baisse depuis juillet, combinée à une croissance mensuelle modérée de seulement +0,2 % (en deçà des prévisions de +0,3 %), suscite des espoirs de stabilisation économique.
Pour les investisseurs, cette évolution inattendue est une bénédiction. Les marchés, soulagés, anticipent déjà une Réserve fédérale (Fed) plus conciliante. Si cette tendance se confirme, la Fed pourrait envisager une réduction des taux d’intérêt plus tôt que prévu, un geste bienvenu pour dynamiser les investissements et stimuler l’activité économique.
L'annonce de cette baisse d'inflation intervient à un moment politique clé : dans moins d’une semaine, Donald Trump entamera son nouveau mandat, accompagné d’une équipe économique renouvelée. La nomination de Scott Bessent, un vétéran de Wall Street âgé de 62 ans, au poste de secrétaire au Trésor est perçue comme un choix stratégique. Fort de son expérience à la tête de fonds d’investissement majeurs, Bessent est reconnu pour son expertise en matière d’analyse des marchés financiers et de gestion des risques économiques.
La nomination de Scott Bessent rassure les investisseurs. Sa capacité à interpréter les dynamiques complexes des marchés financiers et à formuler des politiques adaptées pourrait jouer un rôle crucial dans l’accélération de la baisse de l’inflation. Ce choix s’aligne également avec les ambitions de l’administration Trump, qui vise à relancer l’économie américaine par des réformes structurelles et un soutien accru aux entreprises.
Cependant, des défis de taille attendent Bessent. Sa proximité avec Wall Street soulève des questions quant à sa capacité à équilibrer les intérêts des investisseurs institutionnels avec ceux des ménages et des petites entreprises. De plus, il devra composer avec une dette publique élevée et un contexte géopolitique incertain, deux enjeux majeurs qui pourraient freiner l’élan économique actuel.
Malgré ces défis, la trajectoire actuelle semble prometteuse. Une inflation maîtrisée, une Fed potentiellement plus accommodante et une équipe économique experte pourraient créer un environnement propice à la croissance. Toutefois, la capacité de l’administration Trump à maintenir cet élan dépendra de son aptitude à conjuguer pragmatisme économique et gestion inclusive des intérêts nationaux.
Les prochains mois seront déterminants pour consolider cette reprise et inscrire durablement l’économie américaine sur la voie de la stabilité et de la prospérité.








































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