Les prix de l'or ont atteint des sommets inédits cette semaine, dépassant les 2 525 dollars l'once, sous l'effet d'une ruée des investisseurs vers ce métal précieux. Ce mouvement est largement anticipé en raison de la baisse de taux attendue de la Réserve fédérale américaine en septembre, renforçant l'or comme valeur refuge. La question se pose désormais : jusqu'où cette flambée peut-elle aller ?
Mardi dernier, le cours de l'or au comptant a franchi la barre symbolique des 2 525 dollars l'once, marquant un nouveau record historique. Les contrats à terme pour livraison en décembre ont également grimpé, atteignant 2 560 dollars. Cette montée en flèche est alimentée par l'anticipation d'une baisse de taux par la Réserve fédérale américaine en septembre, alors que les investisseurs cherchent à se prémunir contre les incertitudes économiques et géopolitiques.
L'or, souvent perçu comme un refuge sûr en période de turbulence, est redevenu la valeur phare des marchés financiers. Depuis le début de l'année, le métal précieux a enregistré une hausse spectaculaire de plus de 23 %, surpassant largement la plupart des autres actifs. Ce dynamisme est renforcé par les achats records des banques centrales au premier trimestre 2024, signe d'une confiance renouvelée dans ce métal millénaire.
La montée fulgurante du cours de l'or n'est pas un phénomène isolé. Elle s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de politiques monétaires accommodantes. Les banques centrales, confrontées à des perspectives économiques incertaines, ont intensifié leurs achats d'or, ajoutant ainsi une pression supplémentaire sur les prix.
Solita Marcelli, responsable des investissements chez UBS Global Wealth Management, estime que les prix de l'or pourraient encore augmenter, atteignant potentiellement 2 600 dollars l'once d'ici la fin de l'année. Cette prévision repose sur une demande soutenue des banques centrales et des fonds négociés en bourse, qui continuent d'affluer vers l'or.
Le discours de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, au symposium économique de Jackson Hole, prévu vendredi, sera scruté avec une attention particulière. Les investisseurs espèrent obtenir des indices sur une possible baisse de taux le mois prochain, ce qui pourrait donner un nouvel élan à l'or.
Joseph Cavatoni, directeur des marchés financiers au World Gold Council, souligne que l'anticipation de cette baisse de taux alimente la dynamique actuelle du marché de l'or. Selon lui, l'or reste une valeur sûre, même face aux prises de bénéfices qui pourraient survenir avant la fin de l'année.
L'or est indéniablement le métal phare de 2024, porté par un contexte économique incertain et des politiques monétaires favorables. Alors que les investisseurs cherchent à sécuriser leurs portefeuilles face aux turbulences à venir, l'or pourrait bien continuer à briller. La question reste ouverte : ce sommet historique est-il le point culminant, ou simplement une étape dans une ascension encore plus spectaculaire ?Avec des perspectives de hausse continuant à dominer les prévisions, l'or s'impose comme l'ultime valeur refuge dans un monde en quête de stabilité.








































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