Selon les derniers chiffres du département du Commerce, le déficit commercial américain a chuté de 55,5 % en avril, atteignant 61,6 milliards de dollars. Une performance historique, que les experts attribuent aux politiques tarifaires du président Donald Trump.
Le déficit commercial des États-Unis a enregistré une chute spectaculaire en avril, passant de 138,3 milliards de dollars à 61,6 milliards, soit une réduction de 55,5 %, la plus importante jamais enregistrée en un mois. Cette baisse soudaine est saluée par la Maison-Blanche comme la confirmation de l’efficacité des tarifs douaniers imposés par le président Donald Trump dans le cadre de sa stratégie de redressement économique.
Pour les partisans de Trump, ces chiffres sont la preuve que la politique « America First » fonctionne concrètement. Le président réélu en 2024 avait renforcé les taxes sur les importations chinoises, européennes et mexicaines, tout en exigeant des accords commerciaux bilatéraux plus favorables pour les travailleurs et les industries américaines.
Selon les données du département du Commerce, cette baisse massive du déficit est principalement due à une chute de 20 % des importations, qui se sont établies à 351 milliards de dollars. Cette contraction reflète à la fois les effets des barrières douanières et un recentrage de la consommation sur les produits fabriqués localement.
Le Federal Reserve Bank d’Atlanta a, de son côté, ajusté ses projections de croissance du PIB à la hausse, estimant que l’économie américaine pourrait croître de 4,64 % au deuxième trimestre. Ce chiffre dépasse largement les attentes et conforte la stratégie économique de l’administration Trump, fondée sur la relocalisation des chaînes d’approvisionnement, le soutien à l’industrie nationale et la réduction de la dépendance aux importations étrangères.
« Nos politiques commerciales fonctionnent. Nous remettons les États-Unis au centre du jeu mondial », a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche.
Cependant, certains économistes mettent en garde contre un effet conjoncturel plutôt que structurel. La forte baisse des importations pourrait aussi signaler un ralentissement de la demande intérieure, notamment en raison d'une inflation persistante ou de l’anticipation de récessions sectorielles.
Mais pour les stratèges trumpistes, cette victoire économique marque une étape décisive dans la réaffirmation de la puissance commerciale américaine.
Alors que la campagne présidentielle de 2028 se profile, Donald Trump pourrait capitaliser sur ces résultats spectaculaires pour renforcer son image de bâtisseur économique, dans un contexte mondial encore fragile.
La guerre commerciale n’est peut-être pas terminée, mais les chiffres semblent, pour l’instant, donner raison à la Maison-Blanche.








































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