Le Department of Homeland Security alerte sur une possible intensification des cyberattaques et des actes violents aux États-Unis, alors que les tensions avec l’Iran s’aggravent suite aux frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens.



WASHINGTON, 22 juin 2025 — Le conflit militaire qui s'intensifie entre les États-Unis et l’Iran inquiète les autorités américaines. Dans un communiqué officiel publié ce samedi, le Department of Homeland Security (DHS) met en garde contre un environnement sécuritaire dégradé, marqué par un risque accru de cyberattaques, mais aussi d’actes de violence isolés inspirés par la haine ou des appels à la vengeance.

Ce bulletin, issu du National Terrorism Advisory System, ne signale aucune menace précise et imminente, mais évoque une multiplication probable d’attaques informatiques de faible intensité orchestrées par des groupes de hacktivistes pro-iraniens, ainsi que des actions plus sophistiquées impliquant des acteurs liés au régime iranien. Ces cyberattaques pourraient cibler des infrastructures vulnérables ou des réseaux peu sécurisés à travers les États-Unis.

Le DHS rappelle que l’Iran conserve l’intention de viser certains hauts responsables américains, notamment en lien avec l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020. Depuis cette date, plusieurs tentatives d’attentats attribuées à des agents ou sympathisants du régime iranien ont été déjouées par les forces de l’ordre américaines.

Un décret religieux (fatwa) émis par les autorités iraniennes appelant à des représailles violentes pourrait également radicaliser certains individus isolés résidant sur le sol américain, estime l’évaluation sécuritaire. De récents actes de violence survenus aux États-Unis auraient déjà été motivés par des sentiments antisémites ou anti-israéliens, et le conflit Israël-Iran en cours pourrait alimenter davantage ce climat d’extrémisme.

La menace prend une dimension nouvelle depuis les frappes aériennes américaines du 22 juin contre trois sites nucléaires iraniens à Fordo, Natanz et Ispahan. Le président Donald Trump a qualifié cette opération de « succès militaire total », affirmant que les objectifs avaient été neutralisés et laissant entendre que d’autres frappes pourraient suivre si Téhéran refuse d’engager des négociations immédiates.

En réponse, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dénoncé une violation grave du droit international et affirmé que l’Iran se réserve le droit de riposter “par tous les moyens nécessaires”.

Dans ce contexte tendu, les agences de sécurité intérieure redoutent un effet domino : à la fois sur le plan cybernétique, où les systèmes américains restent vulnérables, mais aussi sur le plan social, avec la possible résurgence de violences individuelles contre des cibles perçues comme juives, pro-israéliennes ou affiliées au gouvernement américain.

Le Department of Homeland Security a indiqué que cet avis restera en vigueur jusqu’au 22 septembre 2025, tout en appelant les citoyens à rester vigilants, à signaler toute activité suspecte et à s’informer régulièrement via les canaux officiels.

Source : https://www.dhs.gov/ntas/advisory/national-terrorism-advisory-system-bulletin-june-22-2025