Wall Street a clôturé l’année sur une note amère, avec des baisses généralisées sur ses principaux indices. Pendant ce temps, l’Europe a affiché une relative stabilité, tandis que les cryptomonnaies et les matières premières ont révélé des signaux contradictoires. Retour sur une semaine intense pour les marchés mondiaux.



L’année s’est achevée sous pression pour les indices américains, marqués par des pertes significatives. Le S&P 500 a reculé de 1,5 %, le Dow Jones de 1 %, et le Nasdaq 100 a chuté de 1,8 %. Ce dernier a été plombé par les performances en berne des géants technologiques, surnommés les « Sept Magnifiques ». Tesla, notamment, a dévissé de 5 %, tandis qu’Apple a enregistré une baisse de 1,6 %, après avoir flirté avec une capitalisation record de 4 000 milliards de dollars.

Cependant, au milieu de cette morosité, le secteur de l’informatique quantique a brillé. Rigetti Computing, acteur émergent de ce domaine, a vu son action bondir de 14 %, atteignant un nouveau sommet historique.

Du côté de l’Europe, l’atmosphère était moins lourde. Les principaux indices boursiers ont affiché des gains modestes : +1 % pour le CAC 40, +0,7 % pour le DAX allemand, et +0,9 % pour le SMI suisse. Cependant, les chiffres espagnols ont déçu. Les ventes au détail n’ont augmenté que de 1 % en glissement annuel, contre une prévision de 3 %, illustrant les défis auxquels certains pays européens restent confrontés.

Les cryptomonnaies ont offert un tableau mitigé. Le Bitcoin, malgré des flux entrants positifs dans les ETF Bitcoin (469 millions de dollars), a perdu 1,15 %, tombant sous les 94 500 $. Ethereum s’est légèrement apprécié (+0,8 %), tandis que Solana a reculé de 1,25 %.

Sur le marché des devises, la couronne suédoise et la livre sterling se sont distinguées parmi les monnaies du G10, enregistrant des gains respectifs de 0,4 % et 0,32 %. En revanche, le dollar canadien a reculé de 0,15 %, après que Donald Trump a relancé un débat controversé sur une éventuelle intégration du Canada aux États-Unis.

Enfin, le marché des matières premières a été marqué par une reprise des prix du pétrole, soutenue par un rapport de l’EIA signalant une forte baisse des stocks de pétrole brut. Le Brent a progressé de 1,2 %, et le WTI de 1,3 %. Les stocks de pétrole brut ont diminué de 4,24 millions de barils, bien au-delà des attentes de 600 000.

Cette fin d’année tumultueuse illustre les tensions et les incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale. Alors que les investisseurs scrutent les signaux de reprise et les défis structurels, 2024 s’annonce comme une année cruciale pour redéfinir les priorités économiques et financières à l’échelle internationale.