Emmanuel Macron hausse le ton face à Donald Trump. Alors que l’ancien président américain accuse Volodymyr Zelensky de risquer un conflit mondial en refusant de céder à Moscou, le chef de l’État français riposte avec force. Dans une interview aux médias portugais RTP1 et RTP3, il affirme sans détour : "Si quelqu’un joue à la Troisième Guerre mondiale, c’est Vladimir Poutine".
Macron dénonce les menaces nucléaires répétées du Kremlin et rappelle que l’Ukraine est l’agressée, pas l’agresseur. Pour lui, le soutien à Kiev ne doit souffrir d’aucune ambiguïté et toute tentative de compromis forcé au détriment de la souveraineté ukrainienne serait une erreur historique. Une position qui tranche avec celle de Trump, qui prône une approche plus conciliante avec Moscou et multiplie les critiques envers l’administration Zelensky.
Cette déclaration intervient dans un contexte diplomatique explosif. La rencontre entre Trump et Zelensky à la Maison-Blanche s’est soldée par un affrontement verbal violent, l’annulation d’une conférence de presse et la suspension d’un accord stratégique sur les minerais. Un épisode qui illustre la fracture grandissante entre l’Europe et les États-Unis sous l’ère Trump, alors que Paris s’érige en fer de lance du soutien occidental à l’Ukraine.
L’opposition entre Macron et Trump souligne une divergence profonde sur l’attitude à adopter face à la Russie. Faut-il maintenir la pression sur le Kremlin ou chercher un compromis ? L’avenir du conflit et l’unité de l’Occident se jouent peut-être dans ce bras de fer transatlantique.








































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