Bruxelles passe à l’offensive contre Elon Musk. La plateforme X (ex-Twitter) pourrait écoper d’une amende historique, jusqu’à 1 milliard de dollars, pour violation massive de la Loi sur les services numériques. Une confrontation qui pourrait marquer un tournant dans la gouvernance du numérique mondial.
C’est un séisme réglementaire qui secoue la planète tech. L’Union européenne envisage d’infliger une amende sans précédent à X, anciennement Twitter, propriété d’Elon Musk. En ligne de mire : des manquements répétés à la Loi sur les services numériques (DSA), qui impose aux géants de la tech transparence, modération active des contenus, et coopération avec les autorités et chercheurs.
Selon des sources internes, le montant de la sanction pourrait atteindre jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise, soit potentiellement 1 milliard de dollars, si l’UE inclut les revenus colossaux de Tesla et SpaceX dans ses calculs – une hypothèse juridiquement explosive, mais symboliquement puissante.
Désinformation persistante, discours haineux non modérés, opacité des algorithmes et publicité ciblée sans consentement : les griefs de Bruxelles sont nombreux. Ce bras de fer inédit révèle une tension croissante entre les géants technologiques américains et les régulateurs européens, qui entendent désormais imposer leur souveraineté numérique face à l’arbitraire algorithmique.
Elon Musk, fidèle à sa posture libertarienne, crie à la censure. « C’est une attaque politique contre la liberté d’expression », a-t-il lancé dans une série de posts viraux. X promet un combat juridique sans concessions devant les tribunaux européens. En parallèle, la plateforme accuse la Commission européenne d’avoir proposé un arrangement confidentiel, accusation immédiatement démentie par Thierry Breton, ex-commissaire au Marché intérieur.
Au-delà du choc médiatique, cette affaire illustre un moment charnière dans la régulation du numérique mondial. Pour la première fois, une entité étatique ose cibler non seulement une plateforme, mais potentiellement l’ensemble de l’empire économique d’un entrepreneur – une initiative aux conséquences incalculables.
Le Digital Services Act, souvent perçu comme une révolution silencieuse, montre ici toute sa force. Ce texte, entré en vigueur en 2023, ambitionne de rétablir un équilibre entre innovation, protection des citoyens et souveraineté numérique. Et face à Elon Musk, symbole ultime du capitalisme technologique débridé, Bruxelles semble déterminée à ne plus reculer.
Le verdict final n’est pas encore tombé, mais une chose est sûre : le choc des titans entre X et l’UE redessine les frontières du pouvoir numérique global. Une bataille où se joue bien plus qu’une simple amende : l’avenir même de la gouvernance des plateformes dans le monde libre.








































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