Les autorités américaines enquêtent sur Neville Roy Singham, un homme d'affaires basé à Shanghai, accusé de financer les violentes manifestations anti-ICE à Los Angeles via le Parti pour le socialisme et la libération (PSL), avec des implications présumées d’ingérence étrangère et de soutien au militantisme radical aux États-Unis.
Les services de renseignement américains et plusieurs figures politiques de premier plan, dont le sénateur Marco Rubio et le secrétaire d’État Lindsey Graham, tirent la sonnette d’alarme : un milliardaire lié au Parti communiste chinois, Neville Roy Singham, serait derrière le financement d’une série d’émeutes violentes à Los Angeles, orchestrées par le Parti pour le socialisme et la libération (PSL). Les protestations, initialement déclenchées par des opérations de l’agence ICE, ont rapidement dégénéré en chaos urbain — voitures incendiées, affrontements avec les forces fédérales, actes de vandalisme — au cœur même de la métropole californienne.
Installé à Shanghai, Singham est déjà connu pour son soutien financier à des médias pro-Pékin. Mais ce sont désormais ses liens présumés avec des actions militantes violentes aux États-Unis qui inquiètent Washington. Selon plusieurs enquêtes croisées, plus de 20 millions de dollars auraient été transférés depuis des organisations telles que The People’s Forum vers le PSL et ses groupes partenaires. Une stratégie de financement opaque, menée par l’intermédiaire de fondations caritatives, qui soulève de nombreuses questions en matière de transparence et de légalité.
Le PSL, un mouvement politique d’extrême gauche, est accusé non seulement d’avoir organisé les manifestations de Los Angeles, mais aussi de les avoir structurées de manière quasi professionnelle. Témoignages et vidéos à l’appui, on évoque une logistique impressionnante : pancartes imprimées de qualité industrielle, porte-paroles formés, services de sécurité internes et coordination simultanée dans plusieurs grandes villes comme San Antonio.
Les mêmes sources relient aussi Singham au financement des protestations pro-palestiniennes qui ont secoué l’université Columbia plus tôt cette année. Là encore, les mêmes modes opératoires : slogans unifiés, matériel de manifestation identique et soutien logistique pointu. Ces récurrences alimentent les soupçons d’une stratégie militante transversale, pensée et financée depuis l’étranger.
Ce qui semblait être un mouvement de protestation spontanée contre les politiques migratoires américaines prend ainsi une dimension plus troublante : celle d’un activisme orchestré, financé et potentiellement téléguidé depuis la Chine. Des accusations qui, si elles étaient avérées, pourraient constituer une violation flagrante de la loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA).
Les implications pour la sécurité intérieure sont majeures. Alors que l'administration Trump avait dû envoyer la Garde nationale et des unités de Marines pour contenir les violences, le débat sur la cyber-influence chinoise, l’activisme politique radical et l’ingérence étrangère s’intensifie. Le Congrès américain, déjà en alerte sur les tentatives de subversion via les réseaux sociaux ou les universités, considère désormais le terrain des luttes sociales comme un nouveau front vulnérable.
En attendant les résultats d’une enquête fédérale potentiellement explosive, une certitude émerge : le financement militant, à l’intersection du soft power chinois et de la radicalité politique américaine, est devenu un enjeu stratégique majeur.









































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