Le régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo a officialisé la réforme de ses catégories d’immigration, obligeant les citoyens de plus de 120 pays à obtenir un visa avant d’entrer au Nicaragua. Cette décision, inscrite dans la Disposition n° 002‑2026 émise par le ministère de l’Intérieur via la Direction générale des migrations et des étrangers, prendra effet le 16 février 2026, invoquant la souveraineté nationale et le principe de réciprocité entre États pour réglementer l’entrée et le séjour des étrangers.



À partir de cette date, les voyageurs originaires de 128 pays, notamment Haïti, Cuba, Venezuela, la Chine, l’Iran et plusieurs nations africaines, devront obtenir un visa consulté catégorie C avant d’entrer au Nicaragua. Cette mesure met fin à des années de facilités d’entrée et illustre la pression croissante exercée par l’administration Trump pour limiter l’immigration irrégulière vers les États‑Unis. Les détenteurs de passeports diplomatiques ou officiels restent exemptés lorsque des accords bilatéraux existent, mais les porteurs de passeports ordinaires seront fortement concernés.

La réforme divise les pays en deux catégories : ceux exemptés de visa et ceux qui doivent en obtenir un. Parmi les pays exemptés figurent l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, le Costa Rica, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Japon, le Royaume-Uni, la Russie, le Panama, la République dominicaine et l’Uruguay. Selon Rosario Murillo, cette mise à jour vise à renforcer la sécurité nationale, établir un contrôle rigoureux sur les entrées et garantir la réciprocité internationale.

Cette politique impacte fortement les migrants et réfugiés qui utilisaient le Nicaragua comme point de transit vers les États‑Unis. La nouvelle exigence de visa complique les itinéraires, obligeant certains à emprunter des passages plus dangereux, que ce soit par zones isolées ou par voies maritimes à risque. Pour le gouvernement nicaraguayen, il s’agit de réguler l’entrée, le séjour et le départ des étrangers, mais pour les observateurs internationaux, cette mesure pose des questions sur la souveraineté, la coopération internationale et l’équilibre entre sécurité et mobilité.

Alors que le monde suit cette évolution, migrants, pays d’origine et pays de destination doivent s’adapter rapidement à un paysage migratoire en pleine mutation, marqué par des contrôles renforcés et des pressions géopolitiques croissantes.

source: Articulo66