Nikola Motors, autrefois perçue comme le "Tesla des camions", s’effondre. Après avoir enflammé Wall Street avec des promesses de révolution du transport à hydrogène, l’entreprise a officiellement déposé le bilan. Une chute vertigineuse qui rappelle aux investisseurs que le marketing ne remplace pas l’innovation réelle.
En 2020, Nikola affichait une valorisation de 29 milliards de dollars, portée par l’engouement pour les véhicules propres et le storytelling visionnaire de son fondateur, Trevor Milton. L’entreprise promettait une flotte de camions à hydrogène révolutionnaires, séduisant General Motors et attirant des milliards d’investissements. Mais derrière cette success story, la réalité était bien différente.
Le début de la fin intervient avec le rapport explosif de Hindenburg Research, révélant que Nikola aurait truqué ses démonstrations et gonflé ses capacités technologiques. L’image d’un prototype roulant en descente sans moteur restera l’un des symboles de la supercherie. La sanction est immédiate : Trevor Milton est contraint de quitter l’entreprise et sera condamné pour fraude en 2023.
L’action Nikola, qui culminait à près de 2 000 dollars après son introduction en Bourse, plonge sous les 50 cents. Malgré quelques tentatives de redressement et des livraisons limitées, l’entreprise accumule des dettes de plusieurs milliards de dollars, rendant toute survie impossible.
La faillite de Nikola Motors s’ajoute à la liste des bulles boursières éclatées, rappelant que le marché peut être aveuglé par des promesses spectaculaires. Pour les investisseurs, c’est une leçon amère : sans une base technologique solide, même les visions les plus séduisantes finissent par s’écrouler.








































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