Le gouvernement panaméen autorise officiellement le déploiement de troupes américaines autour du canal de Panama, un axe maritime crucial pour le commerce international. Présenté comme un accord de coopération militaire, ce retour de la présence militaire américaine, fortement encouragé par l'administration Trump, ravive les tensions autour de l'ingérence des États-Unis en Amérique latine.



Le Panama a récemment signé un accord permettant le déploiement de forces armées américaines à proximité du canal de Panama, sous prétexte de renforcer la coopération sécuritaire entre les deux pays. Cette décision hautement stratégique intervient dans un contexte géopolitique tendu, où le contrôle des routes maritimes essentielles est devenu un enjeu majeur pour les grandes puissances.

Selon plusieurs sources proches du dossier, cette autorisation aurait été négociée dans un climat de pression diplomatique intense, orchestrée par l’administration Trump, désireuse de renforcer son influence dans la région face à la montée en puissance d’acteurs comme la Chine et la Russie.

Le canal de Panama, par lequel transite plus de 5 % du commerce maritime mondial, redevient ainsi un théâtre de rivalités internationales. Mais cette nouvelle présence militaire américaine ne fait pas l’unanimité au sein de la population panaméenne. Pour de nombreux citoyens, elle ravive le souvenir douloureux de l’invasion américaine de 1989, ainsi que des décennies de contrôle exercé par Washington sur cette voie navigable stratégique.

Des organisations civiles et des leaders politiques dénoncent une décision unilatérale prise sans consultation populaire, et craignent une perte de souveraineté nationale. Les critiques soulignent également les risques de voir le pays devenir un pion dans les conflits géopolitiques mondiaux.

En renforçant sa présence militaire en Amérique centrale, les États-Unis entendent sécuriser leurs intérêts stratégiques, mais au prix d'une nouvelle crispation des relations avec les peuples de la région. Alors que la stabilité régionale reste fragile, ce déploiement militaire autour du canal pourrait bien rouvrir de vieilles blessures et compromettre la souveraineté du Panama.