Dans une nouvelle déclaration choc, le président russe Vladimir Poutine a réaffirmé sa position sur l’Ukraine, dénoncé l’hypocrisie occidentale, et exprimé sa volonté de dialoguer avec Donald Trump, tout en défendant le bilan militaire et économique de la Russie. Un message mêlant fermeté stratégique et ouverture diplomatique.
Depuis le Kremlin, Vladimir Poutine a tracé les grandes lignes de sa vision géopolitique, dans un discours qui marque un tournant important dans la guerre en Ukraine et les relations internationales. La Russie, a-t-il déclaré, est prête à restituer 3 000 dépouilles supplémentaires de soldats ukrainiens, en plus des 6 000 corps déjà transférés, un geste qu’il présente comme humanitaire mais qui envoie aussi un message de puissance sur le terrain.
Le président russe s’est attardé sur les désaccords profonds entre Moscou et Kiev, qualifiant les mémorandums des deux camps de “diamétralement opposés”, sans pour autant s’en étonner. Ce clivage, selon lui, est nourri par une trahison stratégique de l’Occident : la promesse non tenue de non-expansion de l’OTAN vers l’Est. Ce manquement, affirme-t-il, justifie l’“opération militaire spéciale” engagée en Ukraine, qu’il considère comme une réponse légitime à l’agressivité de l’Alliance atlantique.
Pendant huit ans, la Russie aurait, selon Poutine, tenté une solution pacifique au conflit dans le Donbass, mais l’Occident aurait orchestré une guerre non déclarée dans la région. Cette rhétorique, bien connue du Kremlin, renforce la position selon laquelle la Russie est une puissance assiégée, obligée de défendre sa souveraineté.
Sur le plan économique, la guerre a un coût, reconnaît-il. Avec 13 500 milliards de roubles alloués aux dépenses militaires sur un PIB de 223 000 milliards, la Russie lutte contre l’inflation, mais tient bon. Malgré les sanctions, Poutine assure que les entreprises américaines souhaitent revenir sur le marché russe, ce qu’il interprète comme un signe d’intérêt pour une coopération économique renouvelée.
Face aux tentatives occidentales d’endiguer les exportations de pétrole russe, le chef du Kremlin reste inflexible : « L’Occident ne réussira pas à bloquer nos livraisons ». Une réponse directe à la guerre énergétique engagée par les États-Unis et l’Union européenne depuis le début du conflit.
Enfin, en guise d’ouverture inattendue, Poutine annonce une possible rencontre avec Donald Trump, soulignant qu’une telle réunion « est tout à fait possible et qu’elle se prépare ». Une main tendue qui vise à se repositionner sur l’échiquier diplomatique, au moment où les tensions entre Washington et Moscou restent vives.
Entre déclarations guerrières, critiques de l’Occident et ouverture diplomatique envers Trump, Vladimir Poutine adopte une posture hybride : celle d’un homme fort en temps de guerre, mais conscient des enjeux économiques et géopolitiques à long terme.








































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