Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) tire la sonnette d'alarme, révélant qu'au moins 693 personnes ont été enlevées au cours des trois derniers mois de 2023, signalant une hausse de 18 % par rapport au trimestre précédent. La situation des droits humains est préoccupante, avec des enlèvements touchant toutes les catégories sociales dans le pays. Le BINUH a publié son dernier rapport trimestriel le 1er février 2024, mettant en lumière une augmentation inquiétante des cas d'enlèvements en Haïti.



Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) sonne l'alarme face à la détérioration de la situation des droits humains dans le pays, particulièrement en ce qui concerne les enlèvements. Selon le rapport trimestriel publié le 1er février 2024, au moins 693 personnes ont été victimes de kidnapping au cours des trois derniers mois de 2023, représentant une augmentation significative de 18 % par rapport au trimestre précédent.

L'Artibonite est la région la plus touchée, avec 63 % des enlèvements, souvent perpétrés par des gangs pratiquant des enlèvements collectifs dans les transports en commun. Dans le département de l'Ouest, les communes de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets concentrent 50 % des enlèvements, tandis que des groupes criminels installés à Carrefour et Gressier ont également multiplié les actes de kidnapping depuis octobre 2023.

Le BINUH souligne la diversité des victimes, touchant toutes les catégories sociales, des simples vendeurs de rue aux professionnels de haut niveau, médecins et fonctionnaires compris. Les kidnappeurs, afin de faciliter leurs actions, portent des uniformes ressemblant à ceux de la police, ajoutant un niveau supplémentaire d'insécurité dans un contexte déjà tendu. La situation appelle à des mesures urgentes pour protéger la population et restaurer la stabilité.