Depuis 2017, la dette publique française a bondi de plus de 1.043 milliards d’euros, passant de 2.262 à 3.305 milliards selon l’INSEE, alimentant les débats sur la soutenabilité financière de l’État.
La dette publique de la France vient de franchir un cap historique. Selon les données récentes de l’INSEE, elle s’élève désormais à 3.305 milliards d’euros. En 2017, lors de l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, elle était de 2.262 milliards. En l’espace de sept ans, la dette nationale a donc augmenté de 1.043 milliards d’euros.
Cette hausse vertigineuse s’explique par plusieurs événements majeurs. La pandémie de COVID-19 a conduit à une mobilisation massive de fonds publics pour financer le système de santé, soutenir les entreprises et protéger l’emploi via le chômage partiel. Ensuite, les mesures de relance post-pandémie et la crise énergétique liée au conflit en Ukraine ont exigé de nouveaux efforts budgétaires.
Les dépenses publiques n’ont cessé de croître alors même que les recettes fiscales ont parfois reculé sous l’effet de baisses d’impôts et de la contraction de l’activité économique. Par ailleurs, le retour de l’inflation a obligé l’État à multiplier les aides et boucliers tarifaires pour amortir les effets sur les ménages et les entreprises.
Cette situation alimente les inquiétudes des économistes et des observateurs politiques. Certains pointent un risque croissant pour la soutenabilité de la dette si les taux d’intérêt poursuivent leur hausse. D’autres estiment que la priorité doit rester la croissance et l’investissement public, surtout dans les domaines de la transition écologique et du numérique.
Avec le possible retour des règles budgétaires de l’Union européenne, la France devra peut-être revoir sa stratégie pour ramener son déficit dans les clous, tout en maîtrisant une dette désormais hors normes.








































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