Un homme de 35 ans, Hassan Chokr, a été inculpé pour avoir projeté un massacre dans une garderie juive de Bloomfield Hills, Michigan. Déjà en liberté sous caution, il a proféré des menaces antisémites avant de tenter d’acheter des armes d’assaut.
La menace était réelle. Hassan Chokr, 35 ans, a planifié une attaque meurtrière contre une garderie juive à Bloomfield Hills, dans le Michigan, selon des procureurs fédéraux. En novembre 2023, il s’est présenté dans le stationnement du Temple Beth El, où des parents déposaient leurs enfants, et a hurlé des menaces antisémites virulentes à leur encontre.
Les enquêteurs affirment que Chokr envisageait de mettre ses menaces à exécution, en visant les parents et les jeunes enfants alors qu’ils entraient dans un lieu de culte. Il s’agit là d’un nouvel exemple inquiétant de la montée des actes antisémites aux États-Unis.
Peu après sa diatribe haineuse, Chokr s’est rendu dans un magasin d’armes de Dearborn, une ville à forte population arabo-américaine, pour acheter trois armes à feu : un fusil d’assaut de style Del-Ton AR-15, un fusil automatique Landor Arms, et un pistolet Glock.
Le propriétaire du magasin a rapporté que Chokr parlait d’utiliser ces armes pour "la colère de Dieu". Heureusement, un contrôle de ses antécédents a révélé qu’il avait déjà été condamné pour des crimes fédéraux, ce qui a empêché la vente.
Chokr a plaidé coupable d’avoir menti sur son casier judiciaire lors de sa demande d’achat d’armes. Il risque jusqu’à sept ans de prison pour ces accusations fédérales. Ce cas soulève à nouveau la question de l'accès aux armes à feu et de la détection des individus dangereux dans le système judiciaire américain.
L’incident s’inscrit dans un contexte national préoccupant. Depuis le 7 octobre 2023, l’Anti-Defamation League (ADL) rapporte une hausse de 200 % des attaques antisémites aux États-Unis, avec plus de 250 incidents signalés dans l’État du Michigan seulement. Les écoles juives, les synagogues et les centres communautaires sont désormais en alerte maximale, craignant d'autres tentatives similaires.
Cet événement rappelle la vulnérabilité persistante des minorités religieuses face à l’extrémisme violent, même dans des lieux censés être sûrs comme les écoles maternelles. Il met aussi en lumière l’échec du système judiciaire à empêcher des individus dangereux en liberté conditionnelle de représenter une menace publique.








































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