Alors que les tensions s’intensifient au Moyen-Orient, l’ancien président Donald Trump a menacé l’Iran d’une riposte militaire massive tout en affirmant privilégier la voie diplomatique.



Dans une série de déclarations au ton contrasté, Donald Trump a averti Téhéran qu’une attaque contre les États-Unis ou leurs intérêts entraînerait une réponse militaire « foudroyante ». Cette mise en garde intervient dans un climat d’escalade régionale, alors que les frappes israéliennes se multiplient et que l’Iran renforce sa rhétorique défensive.

Tout en niant toute implication américaine dans les récentes frappes menées par Israël, Trump a néanmoins estimé que la situation actuelle pourrait créer une « opportunité stratégique » pour relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien. Il s’est dit prêt à dialoguer avec les autorités de Téhéran sur une base nouvelle, conditionnée à un affaiblissement perceptible du régime iranien, tant sur le plan militaire qu’économique.

Dans un revirement tactique, Trump a également évoqué la possibilité que Vladimir Poutine, président de la Russie, joue un rôle de médiateur dans les discussions entre Israël et l’Iran. Une proposition qui, bien que surprenante, s’inscrit dans une logique de désescalade par la voie multilatérale.

Interrogé sur un éventuel engagement militaire des États-Unis dans le conflit israélo-iranien, Trump a déclaré ne pas l’exclure à long terme, tout en soulignant que Washington « ne s’engagerait pas dans une guerre qui n’est pas la sienne » sans justification directe.

Cette posture prudente reflète une volonté de maintenir l’Amérique à l’écart d’un conflit ouvert au Moyen-Orient, tout en envoyant des signaux fermes à l’Iran et à ses alliés. Trump cherche ainsi à renforcer sa stature de leader protecteur, capable à la fois de dissuader et de négocier, dans un contexte où les équilibres diplomatiques et militaires demeurent extrêmement fragiles.