Les marchés financiers vacillent sous l’effet des tensions commerciales attisées par Donald Trump. L’or atteint un sommet historique à 3.038 dollars l’once, tandis que le cuivre explose les compteurs. Les investisseurs tentent de naviguer entre incertitudes monétaires, flambée des matières premières et régulations renforcées.
L’économie mondiale traverse une zone de turbulences. Cette semaine, Wall Street a été ébranlé par les nouvelles tensions entre Washington et Pékin. Donald Trump, déterminé à imposer sa vision protectionniste, a annoncé une nouvelle vague de sanctions commerciales, en particulier sur les véhicules importés. Conséquence directe : le S&P 500 a reculé de près de 2 %, tandis que les Bourses asiatiques et européennes ont plongé. Seule Hong Kong a résisté, portée par les flux de capitaux chinois.
Dans ce contexte incertain, l’or joue son rôle de valeur refuge et franchit un nouveau record à 3.038 dollars l’once. Goldman Sachs anticipe une poursuite de la hausse, tablant sur un pic à 3.300 dollars d’ici à la fin de l’année. Le cuivre n’est pas en reste : à New York, il a atteint 5,22 dollars par livre, porté par l’anticipation de nouvelles barrières douanières américaines. Les analystes de Bloomberg n’excluent pas un scénario où la tonne dépasse les 13.000 dollars.
Pendant ce temps, l’affaire Frank continue d’ébranler le secteur bancaire. Charlie Javice, accusée d’avoir trompé JP Morgan sur le nombre de clients de sa start-up, a été reconnue coupable aux côtés d’Olivier Amar. L’affaire met en lumière les risques liés à l’acquisition de fintechs par les grandes banques, soulevant des questions sur la diligence financière des géants de Wall Street.
La volatilité profite cependant aux traders. Sous l’ère Trump, les firmes de trading à haute fréquence enregistrent des profits records, surfant sur l’instabilité des marchés. La montée en puissance des cryptomonnaies renforce ce climat de spéculation. Trump Media a d’ailleurs annoncé une incursion audacieuse dans les actifs numériques, malgré de potentiels conflits d’intérêts.
En Europe, la Commission européenne renforce son offensive réglementaire. L’audit des fonds de financement de litiges publié cette semaine appelle à une supervision accrue, tandis que les banques européennes tentent de transférer leurs risques aux acteurs du crédit privé dans un contexte de durcissement de Bâle III.
Enfin, en Turquie, la dérive autoritaire du président Erdogan a plongé le pays dans une nouvelle crise financière. Après l’arrestation du maire d’Istanbul, la livre turque a chuté à son plus bas niveau, tandis que la Bourse d’Istanbul a connu un effondrement historique. Les investisseurs étrangers ont retiré plus de 20 milliards de dollars du pays, aggravant l’instabilité.
Alors que l’incertitude règne, les prochaines décisions de la Fed et l’évolution des tensions commerciales entre les grandes puissances seront déterminantes pour l’orientation des marchés dans les semaines à venir.








































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